Les 13 travaux d’Héraclès

Les élèves scolarisés en 5ème au CNED ont travaillé sur un projet de groupe d’EPI : les échanges EPI. L’objectif de ce projet collectif était de leur permettre de travailler avec d’autres élèves du CNED scolarisés dans le monde entier sur la rédaction d’un article sur une thématique d’EPI. La thématique choisie pour l’année scolaire 2016-2017 pour la 5 ème au CNED était Langues et cultures de l’Antiquité, avec le sujet « L’héritage de l’Antiquité ». Les élèves devaient explorer l'écriture d'invention.

Chaque groupe a rédigé avec l’aide de leurs professeurs un article, qui a été soumis aux votes de l’ensemble des élèves de 5ème du CNED. Avec à la clef, pour le groupe ayant remporté le plus de votes, la publication de son article sur notre blog et sur la page Facebook du CNED consacré au collège.

L’article rédigé sur Héraclès par Myriam Aubert, Atika Benaouda, Swann Bouget Allain , Koulmia Bouley, Pauline  Delauney, Selya Houari, Natale Richelle, Camille  Richeux, Ridha Sadki, Abdallah Saoud, Rayane Sedki, est l’article du groupe qui a recueilli le plus de votes ! Vous connaissez les 12 travaux d’Héraclès ? Découvrez le 13ème et la mythologie grecque !

 

12 ans après les travaux d'Héraclès

Après douze années au service de son cousin Eurysthée, Héraclès obtint finalement sa liberté et s'apprêtait à quitter Mycènes. Mais alors qu'il préparait ses maigres effets, son neveu Iolaos l'interpella. Il lui raconta qu'il revenait d'un voyage en mer où son embarcation avait été la cible d'une méduse géante aux mille tentacules. Il en avait réchappé de justesse, mais tous ses braves compagnons y avaient laissé la vie. Souhaitant venger la mort de ses amis, il lui demanda de l'aider à vaincre ce monstre géant.

 

Héraclès ne savait que faire de sa nouvelle liberté, et comme il souhaitait rendre la pareille à son neveu qui lui avait été d’une aide précieuse pour vaincre l’Hydre de Lerne, il accepta volontiers. Cette nouvelle tâche ne l’effrayait pas, il se savait fort et courageux. S’il triomphait, il prouverait définitivement qu'il était de loin le plus vaillant de tous. Héraclès et Iolaos préparèrent leurs armements pour combattre cette affreuse créature. Leurs épées magnifiquement aiguisées brillaient sous le soleil de Grèce. Héraclès qui ne se séparait jamais de sa robuste peau de lion, emporta aussi avec lui sa massue ainsi que son arc et ses flèches venimeuses. L'épouse d'Iolaos leur prépara des provisions pour le voyage.

 

Le lendemain, à l'aube, ils se rendirent au port de Nauplie, à quelques lieues de Mycènes, où le grand capitaine Ezée, un vieil ami d'enfance d'Iolaos leur proposa de les transporter avec son équipage à bord de son trois-mâts. Ce brave capitaine avait déjà triomphé de plusieurs monstres marins et aurait bien aimé ajouter cette méduse à son palmarès. Il avait en effet entendu parler d'elle ; la rumeur disait que cette bête effroyable s'était installée dans une caverne dissimulée au sud de l'île de Théra . Ses tentacules ressemblaient à des têtes de harpons et les malheureux bateaux qui passaient près d’elles se retrouvaient happés et entraînés dans les sombres profondeurs.

Tous trois embarquèrent donc pour ce voyage qui les mena au cœur de la mer. Dès que les voiles furent hissées, Iolaos interrogea le capitaine Ezée :

« Dites-moi mon ami, que dit-on de cette dangereuse créature ?

- J’ai entendu quelques histoires au port, répondit celui-ci. Certains pêcheurs prétendent que la créature a des pouvoirs. D'autres affirment que son regard vous change en pierre, d'autres encore disent qu'elle disparaît aussi subitement qu'elle apparaît, laissant derrière elle une traînée de fumée blanche... Mais nul ne peut l'assurer, car aucun des bateaux n'est revenu de cet endroit maudit.

- Ah, fit Iolaos pensif, voilà quelque chose qui n'est pas très rassurant... »

 

Les compagnons empruntèrent le golfe d'Argolide et voguèrent lentement en direction du Sud-Est pour rejoindre la mer de Crète. Ils arrivèrent bientôt à proximité des merveilleuses côtes de l’île de Mélos qu’ils contournèrent par le Sud. De gracieux dauphins jouaient avec les vagues au-devant de la proue, des poissons volants sautaient au-dessus de l'eau, tous semblaient accompagner les héros dans leur voyage, comme si par leurs jeux, ils voulaient leur donner du courage. Le temps était clair et ensoleillé avec une légère brise. Mais Héraclès ne se laissait pas distraire par ce beau spectacle qui lui était offert. Il savait qu’un dur combat les attendait et il se demandait si cette méduse n’était pas une des dernières créations de Poséidon, dieu de la mer, qui ne manquait pas une occasion de rendre les traversées maritimes plus difficiles.

 

Une nuit, un silence inhabituel alerta Héraclès, il monta sur le pont et observa la mer qui était devenue noire comme l'ébène. Au loin se dessinait une terre : l'île de Théra. Il s'empressa de réveiller ses compagnons. Ils restèrent un moment figés, contemplant l'île sombre devant eux qui dégageait une impression maléfique. Mais ils ne pouvaient changer de cap : il y avait comme un grand champ magnétique qui attirait le bateau jusqu'au rivage. Les trois hommes décidèrent de rester là pour la nuit, mais de faire des tours de garde, car cette île ne leur inspirait rien qui vaille.

Au matin, Héraclès et Iolaos descendirent les premiers à terre. Le capitaine et quelques membres de son équipage les suivaient de près, les autres matelots restèrent à bord. L'île était couverte d'immenses fougères d’un vert très sombre presque noir. Puis, venait une forêt très dense dont les arbres et les plantes remuaient étrangement malgré l'absence totale de vent. On pouvait voir derrière la forêt un imposant volcan qui dépassait le sommet des plus hauts arbres.

Ils commencèrent à se tailler un chemin à coups d'épée dans la végétation en se dirigeant vers le volcan. Les arbustes qui oscillaient étrangement n'étaient autres que des plantes carnivores qui émettaient des lamentations terriblement angoissantes au fur et à mesure qu'ils les coupaient. Les arbres étaient si grands qu'ils empêchaient la lumière de pénétrer la sombre forêt. Les compagnons se retrouvèrent envahis par l'obscurité ce qui rendait la route d'autant plus difficile et harassante.

Arrivés non loin du volcan, les lamentations des plantes cessèrent et tout devint singulièrement silencieux. Héraclès et ses amis, épuisés, s'accordèrent une petite halte pour reprendre haleine. Affamés, tous se jetèrent sur les provisions préparées par l'épouse d'Iolaos, sauf Héraclès qui, méfiant, ne quitta pas ses armes et son bouclier. Il avait une ouïe plus fine que quiconque et fut le premier à entendre un bruit inquiétant. Il s'empressa d'alerter ses compagnons et tous se mirent sur leurs gardes.