Les 13 travaux d’Héraclès : le dragon Méduse

Les élèves scolarisés en 5ème au CNED ont travaillé sur un projet de groupe d’EPI : les échanges EPI. L’objectif de ce projet collectif était de leur permettre de travailler avec d’autres élèves du CNED scolarisés dans le monde entier sur la rédaction d’un article sur une thématique d’EPI. La thématique choisie pour l’année scolaire 2016-2017 pour la 5 ème au CNED était Langues et cultures de l’Antiquité, avec le sujet « L’héritage de l’Antiquité ». Les élèves devaient explorer l'écriture d'invention.

Chaque groupe a rédigé avec l’aide de leurs professeurs un article, qui a été soumis aux votes de l’ensemble des élèves de 5ème du CNED. Avec à la clef, pour le groupe ayant remporté le plus de votes, la publication de son article sur notre blog et sur la page Facebook du CNED consacré au collège.

L’article rédigé sur Héraclès par Myriam Aubert, Atika Benaouda, Swann BougetAllain , Koulmia Bouley, Pauline  Delauney, Selya Houari, Natale Richelle, Camille  Richeux, Ridha Sadki, Abdallah Saoud, Rayane Sedki, est l’article du groupe qui a recueilli le plus de votes. Redécouvrez grâce à eux la mythologie grecque !

 

La rencontre avec le dragon Méduse ou Dragoduse

Brusquement toute l'île se mit à trembler. Ces secousses qui semblaient venir du volcan, contrastaient avec le calme effrayant qui régnait auparavant. On aurait dit que la montagne se réveillait. Un craquement se fit entendre et une lumière très forte paraissant jaillir du haut du volcan les éblouit, et tous furent contraints de fermer les yeux. Cet étrange phénomène ne dura que quelques secondes, mais cela leur parut une éternité. Enfin, l'éclat de la lumière baissa et tout redevint normal, cependant le petit groupe resta vigilant. Quelques murmures inquiets se firent entendre parmi les matelots, mais Héraclès leur fit signe de se taire.

Ils décidèrent de lever le camp et d’aller voir de plus près l’origine de cette étrange lumière. Mais au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient du volcan, ils commencèrent à avoir des hallucinations et des nausées. Héraclès et ses compagnons voyaient tout se dédoubler devant eux. Cet effet causé par un gaz toxique en provenance des fleurs carnivores était comme un funeste présage.

Arrivés au pied du volcan, ils étaient complètement exténués et ils ne purent plus avancer. Ils décidèrent de s'asseoir un moment pour reprendre des forces. Mais à peine assis, voilà que le sol s’ouvrit sous eux et ils se retrouvèrent entraînés dans un long tunnel qui s'enfonçait sous terre et où il faisait aussi noir que dans un four. Ils avaient l'impression de glisser sans fin. Leur chute se termina néanmoins et ils atterrirent dans une grotte souterraine reliée à la mer. Cette grotte se trouvait exactement sous le volcan.

Composée d'une succession de cavités et parsemée de stalactites très fines et aiguisées, la grotte était éclairée par quelques rayons de soleil qui arrivaient à pénétrer par la cheminée du volcan. De lourdes gouttes tombaient sur l’eau, troublant le silence qui régnait et rendant l’endroit encore plus sinistre.

Héraclès et ses compagnons avaient à peine eu le temps de se remettre de leurs émotions qu'un vif remous apparut à la surface de l'eau. Sans tarder, ils se cachèrent dans un recoin et attendirent. Ils virent une bête monstrueuse, mi-méduse mi-dragon, sortir de l'eau. Dans une des parois de la grotte, Héraclès aperçut une curieuse brèche qui attira son attention. De cette fissure dans la roche, semblait sortir une lumière tourbillonnante. La bête, faisant trembler la grotte de ses tentacules-harpons, s'élança dans ce trou lumineux et disparut miraculeusement.

Complètement éberlués, Héraclès et Iolaos s'approchèrent de la faille. Celle-ci était ronde et blanche avec une sorte de halo lumineux qui tournait à l’intérieur ; elle semblait creusée dans la pierre elle-même et scintillait comme mille diamants. Mais soudain, le large trou se mit à rétrécir, et sans plus réfléchir, ils s'y engouffrèrent allant à la poursuite de l’infâme créature avant que la faille ne se referme. Ils furent aspirés dans un tourbillon de fumée blanche et se volatilisèrent à leur tour tandis que la lumière s’éteignit également. Le capitaine Ezée et son équipage les regardèrent disparaître sans pouvoir faire quoi que ce soit pour les rejoindre.

Les deux hommes atterrirent dans un monde étrange. Ils se trouvaient toujours sur la même île de Théra, car ils pouvaient reconnaître le volcan, mais toute la végétation alentour avait disparu. Tout était sec et aride. Le soleil tapait fort et rendait la chaleur insupportable. Le sol semblait se craqueler sous leurs pieds. Héraclès regarda autour de lui et remarqua des blocs de rocs qui les protégeraient de toute attaque. Ces derniers étaient assez hauts pour les cacher et leur permettre de se reposer et de réfléchir. Entraînant son compagnon vers l’abri, il aperçut au loin une forme qui s’avançait vers eux. Ce n’était pas l’affreuse méduse, car cette nouvelle apparition était beaucoup plus petite. Après l'avoir observée attentivement, Iolaos s’élança fou de joie dans cette direction, il avait reconnu un membre de son équipage nommé Gabriel.

 « Gabriel ! s’écria-t-il, tu es vivant ! Je te croyais mort tout comme le reste de l’équipage. Comment as-tu réussi à te sauver ? As-tu croisé cette horrible méduse-dragon ? Où sommes-nous ? » Les questions se bousculaient dans l'esprit de IolaosGabriel leur raconta alors son récit mouvementé. Il était parvenu à se réfugier sur l'île après l'attaque de leur embarcation.

Et tout comme Héraclès et Iolaos, il avait poursuivi à travers la faille ce monstre hybride, qu’il surnommait la « Dragoduse ». Mais depuis, il était enfermé dans ce nouveau monde. Il leur expliqua que la faille ne s’ouvrait que lorsque la méduse l’utilisait. Il n’avait pas encore réussi à trouver le moyen de retourner dans leur monde. A chaque fois, il arrivait trop tard et la faille se refermait. Néanmoins, il avait eu maintes fois l’occasion d’observer la bête et avait finalement repéré son point faible. Sur son échine recouverte d’écailles rougeâtres, l'une d'elles avait été arrachée. Cette fente offrait une ouverture assez large pour y enfoncer une épée. Gabriel connaissait également le lieu que fréquentait la bête le plus souvent. Elle se rendait non loin de là, dans une plaine jonchée d’os et de carcasses d'animaux. Une forêt bordait ce macabre cimetière.

 Héraclès réfléchit à un plan. Il eut l’idée d’attirer la bête dans ce bois. Une fois là-bas, ils se cacheraient dans les arbres sur la trajectoire de la Dragoduse et l’un d’eux sauterait sur l'animal en lui enfonçant une épée dans l'échine. Le plan fut accepté à l’unanimité. Cependant, une question se posait : comment attirer la Dragoduse dans la forêt ?

 « J'ai une idée, s'écria Iolaos, nous devons ramasser le plus de carcasses d'animaux possibles et les déposer sur le chemin allant jusqu'à la forêt. La créature ira les dévorer exactement à l'endroit désiré !

 - Très bonne idée mon ami, dit Héraclès, attelons-nous y dès maintenant. »

 Les trois compagnons se mirent en route, afin de préparer l'ingénieux piège. Ayant fini leur tâche, ils retournèrent se reposer dans leur abri se promettant d'y revenir le lendemain et d'en finir avec cette effroyable bête.